Biennale d’art Lyon : Usines Fagor mon interprétation N2

On se retrouve aujourd’hui pour un deuxième article comme prévu, sur la biennale d’art à Lyon! Dans mon premier article je vous parlais de la première partie des expositions de « Là où les eaux se mêlent« . Je reviens vers vous pour vous parler cette fois-ci des Usines Fagor. Situées à l’arrêt Debourg, ligne B, ce sont des anciennes usines où l’on fabriquait des appareils électroménagers. L’immensité de ses usines m’a donné l’impression d’être toute petite.

Zoom sur les conditions de travail en usines :

Passage obligé sous cette œuvre assez impressionnante et étrange à la fois. Je ne sais pas vous mais moi elle me donne cette impression de pénétrer dans un autre monde. L’œil présent tout en haut, nous laisse imaginer qu’il surveille chaque être qui tente de s’aventurer vers un univers méconnu. Cet univers n’est finalement pas si étrange que ça. Au fur et à mesure de ma balade, je comprends que le lieu n’a pas été choisi par hasard. En effet, la plupart des œuvres traitent d’un sujet en particulier : des conditions et du travail dans les usines. On peut apercevoir sur les autres photos, des objets qui sont placés au sol, éparpillés, comme s’ils avaient été délaissés. Quand je vois ceci je me dis qu’il a dû peut-être se passer quelque chose de grave. L’artiste souhaite peut-être montrer à travers cette œuvre un certain abandon et énervement des employés. Il y avait d’ailleurs une certaine atmosphère dans cette usine. il faisait assez froid et cette température était vraiment accordée aux messages que voulaient faire passer les artistes. . Je pense ce qu’ils désiraient c’était de montrer réellement l’impact du travail sur les ouvriers.

Vers la dénonciation…

oeuvre, scupture, plastique

Je parlais plus haut des employés parce que quelques mètres plus loin je suis tombée sur une œuvre très curieuse… Alors non je ne parle pas de l’oeuvre qui se trouve à droite.. ahah mais de l’homme à gauche. Cette œuvre a notamment marqué mon esprit. J’ai toute suite été intrigué par la matière qu’a utilisé l’artiste . On aurait dit du plastique chauffé afin de créer un corps humain. On pourrait croire que c’est simplement un tableau. Mais ce que l’on ne voit pas sur la photo c’est que si on se place à côté du corps, l’homme sort du cadre, comme s’il avait été sculpté. Comme si l’homme avait voulu fuir mais qu’il n’a pas réussi, givré par le plastique et anéanti par son travail. En laissant parler mon imagination je devine la pensée de l’artiste. Qui était de dénoncer encore une fois je pense :  le travail en usine. Le plastique qui est très souvent utilisé dans celle-ci, n’est plus une matière mais devient poison.  

Dans un tout autre registre…

Vous allez peut-être vous dire que ces œuvres sont des plus étranges, mais je pense que c’est ça l’art dans le fond aussi. Que les choses soient belles ou laides dans la vie, il y a toujours quelque chose à creuser derrière une apparence et bien là je dirais que c’est pareil. En effet, sur la première photo, on peut voir énormément d’éléments qui ne sont pas très joli à regarder. Mais après tout c’est peut-être la seule façon de confronter l’homme à regarder la réalité en face. Si on me demandait d’interpréter ce que je vois je dirais que cette représentation pourrait ressembler au monde d’aujourd’hui, à tout ce que les humains détruisent sur Terre. Cette œuvre montre des éléments qui essayent de résister, de se tenir en vie, malgré le mal qu’ils ont subi. Sur la seconde photo, l’effet miroir perd l’œil avec les différents éléments qu’il peut apercevoir. Je dirais que cette œuvre fait plutôt référence à l’extravagance, à la luxure et à la folie. L’utilisation des couleurs dorés, des éléments qui brillent veulent peut-être faire référence à la différenciation des humains, entre ceux qui se fondent dans la masse et ceux qui se font remarquer. Cette œuvre célèbre alors les personnes qui souhaitent se démarquer et ne pas marcher dans le même sens que les autres.  

La liberté de penser:

Je finirais cet article sur ces trois œuvres qui permettent de s’évader un instant et de penser librement. J’aime beaucoup la première et la dernière car les couleurs utilisées m’inspirent beaucoup. Puis j’aime notamment la deuxième, car elle nous invite tous à penser mais penser à votre façon, elle nous invite à nous retrouver juste face à soi-même.

Dans l’art, il n’y a pas de limites pour penser

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